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Terrain contaminés
 

Terrain

contaminés

Évaluation du risque à la propriété – ÉES Phase 1

Une évaluation environnementale de site Phase 1 vise essentiellement à repérer les indices de risque de contamination réelle ou potentielle sur une propriété. La Phase 1 se réfère aux principes généraux de la norme CSA Z768-01. Elle consiste à recueillir des informations sur le site et comprend les étapes suivantes:

  • la collecte de données historiques;
  • la visite du site;
  • les entrevues et la correspondance;
  • l’évaluation du risque;
  • la production d’un rapport.

Caractérisation environnementale – ÉES Phase 2

Dans le cas où l’évaluation environnementale de site Phase 1 a permis d’établir un risque de contamination réelle ou potentielle, la réalisation d’une évaluation environnementale de site Phase 2 est recommandée. Cette dernière a pour but de confirmer la présence de contaminants ou de démontrer l’absence de pollution. Les objectifs d’une caractérisation préliminaire sont:

 

  • de préciser le type de contaminant;
  • d’identifier les types de sols, les conditions stratigraphiques et les caractéristiques de la nappe phréatique;
  • de cibler les secteurs contaminés;
  • d’évaluer l’ampleur de la contamination.

Caractérisation environnementale – ÉES Phase 2

Suite aux travaux effectués à la Phase 2, il est possible que la conclusion du rapport recommande la réalisation d’une caractérisation exhaustive. Afin de planifier adéquatement les travaux de réhabilitation du site et d’en prévoir les coûts, il est souvent nécessaire de mieux définir la problématique environnementale qui a été soulevée à la Phase 2. Les objectifs d’une caractérisation exhaustive sont:

  • de compléter les renseignements obtenus à la Phase 2;
  • de déterminer de façon précise la nature et l’ampleur de la contamination;
  • de classifier les eaux souterraines pour en identifier l’usage;
  • de préciser la dynamique du problème de contamination des eaux souterraines;
  • d’évaluer les impacts de la contamination.

 

 

Réhabilitation de site contaminé

Un propriétaire qui constate que son site est contaminé au delà des normes acceptables pour l’usage de son terrain peut être forcé par son institution prêteuse ou encore par un acheteur potentiel à réhabiliter les sols ou l’eau souterraine de sa propriété. Dans tous les cas, la présence d’une contamination est toujours un facteur limitatif de la valeur d’un site. Avant d’entreprendre toute réhabilitation du terrain, il peut s’avérer nécessaire de retirer les sources de contamination (réservoirs, etc.). Par la suite, la stratégie d’intervention en matière de mesures correctives découlera directement des études historiques, des caractérisations préalablement effectuées ainsi que du budget et du temps alloué pour les travaux.

En fonction de ces données de base, la première préoccupation du propriétaire désirant réhabiliter son site sera de choisir parmi les mesures de gestions proposées par le MDDEP. Il s’agit par exemple de:

  • la décontamination aux critères génériques d’usage;
  • la décontamination à l’aide de la procédure d’évaluation des risques;
  • la mise en place de procédures de confinement, de contrôle et de suivi (recouvrement étanche);
  • la mise en place de mesures restrictives déterminées à l’aide de la procédure d’évaluation des risques.
    Dans tous les cas d’établissement de mesures restrictives suite à une évaluation du risque ou à des procédures de confinement, celles-ci doivent être approuvées par le MDDEP. La décontamination aux critères génériques d’usage ou aux normes peut s’effectuer de deux manières, “ex situ” ou “in situ”.
  • La méthode souvent privilégiée lorsque le propriétaire dispose de peu de temps est la méthode dite “ex situ”, c’est à dire que les sols sont simplement excavés et transportés à l’extérieur du site pour subir un traitement ou pour être disposés dans un site autorisé à cette fin. Cette méthode a pour avantage d’être rapide mais nécessite l’utilisation de machineries lourdes et beaucoup de transport.
  • Dans le cas ou le propriétaire disposerait de plus de temps, ou encore que l’excavation s’avérerait techniquement difficile et/ou d’une trop grande ampleur, un traitement “in situ” pourrait être réalisé sur la propriété. Ces traitements sont effectués sur les sols en place, en perturbant le milieu au minimum. Les traitements “in situ” utilisent souvent des technologies biologiques ne nécessitant pas énormément d’équipement mais demandant plus de temps que les traitements effectués hors site. Ce type de traitement demande toutefois une très bonne connaissance du milieu (caractérisation exhaustive des sols et de l’eau souterraine) afin d’obtenir un résultat satisfaisant.

Démantèlement de réservoirs

La présence d’un réservoir souterrain de produits pétroliers constitue un risque de contamination pour les sols d’une propriété.

Lors de l’évaluation environnementale de site Phase 1, la découverte de la présence réelle ou potentielle (passée ou présente) d’un réservoir souterrain, entraîne la recommandation de procéder à une caractérisation préliminaire. Lorsque que la présence d’un équipement pétrolier souterrain abandonné est découverte, le réservoir doit être retiré du sol et les matériaux de démantèlement gérés selon les normes applicables par un entrepreneur autorisé. Les travaux d’enlèvement d’un réservoir souterrain comportent les étapes suivantes:

  • le pompage des résidus liquides à l’intérieur du réservoir;
  • le nettoyage et le démantèlement de l’équipement pétrolier ainsi que la disposition des matériaux de démantèlement;
  • le transport de matières dangereuses;
  • le recyclage des huiles, mazout léger ou autres;
  • l’échantillonnage des parois et du fond de la fosse à réservoir;
  • l’évaluation des mesures correctives à appliquer dans le cas où les résultats analytiques des échantillons prélevés lors de l’étape précédente présentent des valeurs au delà des critères génériques d’usage ou des normes imposées.

Les critères génériques

Les critères génériques d’usage (A, B et C) ont été établis en 1998 dans la Politique de protection des sols et de réhabilitation des terrains contaminés (PPSTC) du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec (MDDEPQ) afin de permettre l’interprétation des résultats analytiques obtenus lors de la caractérisation des sols. Ces critères sont également utilisés comme outils de gestion pour les sols contaminés excavés. Le tableau suivant énumère les critères génériques et leurs usages associés.

Classe AIl s’agit de la teneur de fond des contaminants se trouvant de façon naturelle dans le milieu ou ayant présenté une concentration inférieure à la limite de détection de la méthode analytique pour les produits chimiques organiques. Le sol est donc exempt de contamination et peut être utilisé sans restriction.
Classe A-BC’est la limite de contamination acceptable de contamination pour l’utilisation des sols à vocation résidentielle, récréative ou institutionnelle.
Classe B-CLe sol est contaminé mais peut être utilisé, hors secteurs résidentiels, par des installations commerciales et industrielles ainsi que pour les usages récréatifs peu sensibles, tel les pistes cyclables. Des travaux de restauration sont requis dans le cas d’une utilisation résidentielle et institutionnelle du sol et pour des usages récréatifs sensibles, comme les terrains de jeu, les garderies.
Classe C+Le sol doit faire l’objet de mesures correctives.
Classe D+Le règlement sur l’enfouissement des sols contaminés (RESC) a établi ce critère comme seuil au delà duquel les sols doivent subir un traitement préalablement à leur disposition dans un site autorisé à cette fin.

 

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